Les principaux facteurs du cancer de la vessie

Les professionnels de santé examinent un certain nombre de facteurs de risque lorsqu’ils diagnostiquent une maladie ou un état de santé grave. Pour diagnostiquer le cancer de la vessie ou tout autre type de cancer, un médecin examinera les antécédents médicaux personnels complets du patient (c.-à-d. les antécédents familiaux de la maladie, les facteurs liés au mode de vie, l’âge, le sexe, etc.)

Même si vous présentez un ou plusieurs facteurs de risques en lien avec le cancer de la vessie, cela ne veut pas dire forcément que vous développerait la maladie. C’est aussi le cas pour les patients ne présentant aucun risque, ils peuvent malheureusement développer un cancer de la vessie. De plus, il y a certains facteurs que vous pouvez contrôler et d’autres pas. Cependant, des connaissances sur les facteurs de risques pourront vous aider à faire de meilleurs choix quant à votre mode de vie (par exemple en arrêtant de fumer) pour réduire vos risques de développer un cancer de la vessie au cours votre vie.

Les facteurs de risques que vous ne pouvez pas contrôler sont :

  • Antécédents de chimiothérapie ou de radiothérapie

Les patients qui ont des antécédents de radiothérapie, en particulier ceux traitant les zones du bassin, courent un risque plus élevé de développer un cancer de la vessie. Les personnes qui ont subi des traitements de chimiothérapie à long terme avec le cyclophosphamide (ou Cytoxan) sont sujettes à une irritation de la vessie et sont considérés comme présentant un risque accru de cancer de la vessie.

  • Malformations congénitales de la vessie

Certaines anomalies qui existent avant la naissance peuvent également augmenter le risque de développer un cancer de la vessie plus tard dans la vie. Par exemple, les bébés nés avec une exstrophie de la vessie, dans laquelle la paroi abdominale devant la vessie et la vessie fusionnent pendant le développement fœtal, laissant ainsi la muqueuse vésicale exposée, sont considérés comme des personnes à un risque. Les bébés qui gardent leur ouraque (le lien entre la vessie et le nombril) après leur naissance peuvent développer des adénocarcinomes infectieux (cellules cancéreuses des glandes). Heureusement, ces deux conditions peuvent être corrigés chirurgicalement et ainsi réduire le risque de cancer de la vessie.

  • Âge, sexe et origine ethnique

Selon des, les hommes courent un risque plus élevé de développer un cancer de la vessie que les femmes, et le risque augmente chez les hommes de 55 ans ou plus. De plus, les hommes plus âgés d’origine caucasienne ont deux fois plus de risques de développer un cancer de la vessie que les patients d’origine hispanique ou d’origine africaine.

  • Les antécédents familiaux

Si vous avez un membre de votre famille atteint d’un cancer de la vessie, votre risque est considéré comme plus élevé. Les gènes communs (c.-à-d. TPS et TAN) et les mutations génétiques (c.-à-d. RB1, PTEN ou maladie de Cowden, et HNPCC ou syndrome de Lynch) sont également liés à un risque accru de certains cancers, notamment le cancer de la vessie, des voies urinaires et de la thyroïde. N’oubliez pas que vos propres antécédents de cancer des voies urinaires, de calculs rénaux ou d’infections comme la schistosomiase entraîneront également un risque accru de cancer de la vessie.

Le risque de cancer de la vessie peut être réduit par les mesures suivantes :

  • Hydratez-vous correctement

Les recherches scientifiques indiquent que les personnes qui s’hydratent de façon régulière encourent moins de risques de développer un cancer de la vessie. Buvez donc beaucoup d’eau et d’autres liquides pour augmenter la miction et le processus naturel de désintoxication de votre corps.

  • Cessez de fumer

Le tabagisme est lié à plusieurs types de cancer, il n’est donc pas surprenant que cette habitude contribue à environ 50% des cas de cancer de la vessie.

  • Évitez certains médicaments ou suppléments à base de plantes médicinales

Les professionnels de la santé ont identifié plusieurs médicaments d’ordonnance et suppléments comme des coupables qui augmentent le risque de cancer de la vessie. Les diabétiques qui prennent certains traitements contre le diabète pendant plus d’un an augmentent leur risque de cancer de la vessie. De plus, les suppléments qui contiennent de l’acide aristolochique entraînent un risque plus élevé de développer un cancer de la vessie.

  • Attention à l’exposition aux produits chimiques

Si vous travaillez avec des produits de peinture, du cuir, de la fumée de cigarette, des colorations pour cheveux, des fumées de moteur, du caoutchouc ou des produits chimiques comme la benzidine et la bêta-naphtylamine, vous pourriez avoir un risque accru de développer un cancer de la vessie. Les individus travaillant dans les secteurs de l’industrie, de logistique, de la peinture ou de la coiffure sont considérés comme personnes à risques.

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